15 avril 2008
Journal panaméen : la proposition marocaine d'autonomie a enclenché une dynamique d’"alternative à l'impasse actuelle" au Sahara
L'initiative marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces sahariennes a enclenché une dynamique en tant qu'"alternative à l'impasse actuelle" de ce dossier, a souligné le quotidien " La Estrella
Tout en mettant en exergue la dynamique imprimée au développement économique et social dans la région du Sahara, le journal rappelle, dans son édition de samedi, que le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé une résolution dans laquelle il a qualifié les efforts du Maroc de "sérieux et crédibles".
Le journal rappelle aussi la création du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) "dirigé par des personnalités sahraouies", dans le but de promouvoir davantage un développement tous azimuts dans cette partie du Royaume.
Le quotidien panaméen évoque, d'autre part, deux alternatives: "prolonger un drame humanitaire qui n'a que trop duré dans les camps" de Tindouf, au sud de l'Algérie, ou "mettre fin au conflit, en mettant en oeuvre la proposition d'autonomie marocaine".
A propos de la menace brandie par les "séparatistes" de reprendre les armes, qui "contredît les principes de la négociation", le journal souligne qu'"en réalité, c'est l'Algérie qui a le dernier mot dans ce différend en tant que principal soutien financier et logistique du Polisario".
" La Estrella
"Les jeunes générations sont confrontées à davantage de précarité et au plus grand désespoir", déplore la publication, ajoutant que nombreux, parmi ceux qui ont survécu à la réalité de la vie dans les camps, ont préféré regagner le Maroc ou rejoindre les pays voisins ou l'Europe.
En revanche, poursuit le quotidien, "la majorité des chefs des tribus sahraouies n'ont pas quitté la région, au sud du Maroc, où ils sont témoins d'une réalité bien différente de celle prévalant dans les camps", soulignant que les habitants des provinces du Sud sont représentés par des élus aux niveaux municipal, provincial et au Parlement.
Les chefs des tribus soutiennent l'initiative marocaine d'autonomie parce qu'elle "garantit les droits politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le cadre de la légalité internationale" et "accusent l'Algérie de retenir, contre leur gré, leurs proches et de les priver du bien-être économique et social dont ils jouissent au Maroc", souligne le journal.
Le quotidien panaméen se fait l'écho, par ailleurs, de la préoccupation de la communauté internationale des problèmes de sécurité dans la région et ce, écrit-il, "bien avant qu'Al Qaeda n'annonce l'unification de son commandement terroriste" au Sahel.
"Outre les bases terroristes", poursuit-il, cette situation viendrait également renforcer la contrebande, l'immigration clandestine, le trafic des êtres humains, de drogues et d'armes.
Le journal rappelle que la plupart des pays latino-américains, africains et asiatiques "plaident pour une solution politique au différend" du Sahara et que, dans une "démonstration de neutralité dans le processus de négociation", ils optent pour le gel ou le retrait de leur reconnaissance de la "rasd", au moment où l'Europe et les Etats Unis "se sont déclarés en faveur" de l'initiative marocaine.
Sources : le site politique du Sahara occidental :
Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
Le site de la culture hassanie :
Le site des villes du Sahara occidental :
Le site du développement économique du Sahara occidental:
Le site social du Sahara occidental :
30 octobre 2007
Le Sahara occidental : liens sociaux et enjeux géostratégiques, dernier livre du sociologue Mohamed Cherkaoui

"Le Sahara : liens sociaux et enjeux géostratégiques" est le dernier livre du sociologue Mohamed Cherkaoui, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Paris.
Dans cette étude sociologique et géopolitique de 206 pages, parue aux éditions The Bardwell Press, Oxford (Royaume Unis), l'auteur traite de deux sujets centraux, le premier porte sur les enjeux géostratégiques du Sahara, le second concerne le lien social qui lie la population sahraouie à cet espace musulman sunnite, arabo-bèrbère qu'est le Maroc.
Dans la première partie, Mohamed Cherkaoui tente de montrer que les dirigeants algériens ont fait du Sahara l'un des principaux enjeux de leur politique étrangère depuis l'indépendance de leur pays, mettant en exergue le fossé qui sépare la rhétorique des premières années de l'indépendance de l'Algérie de la conduite qui a été celle des dirigeants algériens envers leurs voisins, marocains et tunisiens notamment.
L'auteur souligne que ces dirigeants n'ont jamais cru, ni ne croient aux principes qu'ils mettent en avant aujourd'hui, rappelant à titre d'exemple, qu'ils n'avaient pas hésité à violer lesdits principes lorsque la France leur avait demandé de consulter les Touaregs par voie référendaire.
Le problème du Sahara demeure incompréhensible si l'on se refuse à prendre en considération le contentieux territorial entre le Maroc et l'Algérie que l'auteur appelle "l'hybris impérial des maîtres d'Alger". L'auteur attire l'attention sur les problèmes qui naîtraient immanquablement d'une balkanisation de la région, qui s'étend de l'Atlantique à la Mer rouge, et esquisse une réflexion sur certaines conséquences que peuvent avoir sur la sécurité intérieure et extérieure des Etats, les défaillances des Etats, la "déterritorialisation" du terrorisme et la tentation tribaliste de certains mouvements politiques.
Par ailleurs, l'étude de Mohamed Cherkaoui inscrit la proposition d'autonomie des provinces du sud dans le cadre du vaste chantier de réformes que le Maroc poursuit depuis une décennie, choisissant ainsi la voie laborieuse de la démocratie fédérale plutôt que celle de la stratocratie qui semble fasciner les Etats de la région.
Citant de nombreux observateurs et experts internationaux, Mohamed Cherkaoui note que le projet d'autonomie élargie du Sahara, proposé par le Maroc, constitue la meilleure solution possible en ce qu'elle fait l'économie de problèmes stratégiques ou régionaux et satisfait les conditions du développement du bien-être des populations.
Outre le fait de réunir les conditions favorables au développement de groupes terroristes et de l'immigration clandestine, la création artificielle d'un Etat au Sahara encouragerait d'autres revendications qui se profilent déjà à l'horizon et menacerait l'intégrité territoriale d'autres Etats nord-africains et sahéliens de l'Atlantique au Soudan, avertit l'auteur.
Dans la seconde partie de son étude, Mohamed Cherkaoui traite de l'intégration des populations sahraouies. "Sans le Sahara, l'histoire du Maroc est incompréhensible, sans le Maroc, le Sahara n'est que désert", écrit-il.
A la faveur d'une analyse de toutes les données démographiques, économiques et sociologiques des quatre dernières décennies, l'auteur conclut que l'émergence et le renforcement d'un réseau dense de liens sociaux, économiques et politiques ferait sortir les provinces sahariennes du dénuement où elles se trouvaient pendant la colonisation en leur permettant d'accéder à la modernité grâce à "une politique de discrimination positive efficace".
L'auteur a conduit une enquête sur le meilleur indicateur de l'intégration sociale dans les provinces sahariennes et en a conclu que cet indicateur n'est autre que l'échange matrimonial. Une analyse des registres adouliens où figurent les contrats de mariage du début des années 1960 à 2006 a permis de vérifier l'hypothèse selon laquelle, au Sahara, où l'endogamie est la règle, le mariage exogame entre les sahraouis et le reste de la population marocaine aurait crû progressivement. Les résultats de cette enquête ont établi que depuis les années 1960 à nos jours, le taux d'endogamie est passé de plus de 97 pc à moins de 55 pc.
Mohamed Cherkaoui note que toute tentative de séparer les familles entre deux entités politiques serait socialement, politiquement et moralement attentatoire à la liberté des individus et à leur volonté de vivre ensemble.
L'auteur a d'autre part mis en garde contre les pertes énormes que fait subir aux peuples de la région l'absence d'une union maghrébine.
Ces peuples sont les témoins impuissants de tensions factices et épuisantes, déplore Mohamed Cherkaoui. Si ces peuples ne connaissent certes pas le coût économique exact de l'absence d'une union maghrébine, qui se chiffre annuellement en dizaine de milliards de dollars, ils en subodorent cependant l'importance.
Sources : le site politique du Sahara occidental : Voir aussi : Le portail du Sahara occidental : Le site de la culture hassani : Le site des villes du Sahara occidental : Le site du développement économique du Sahara occidental :
04 septembre 2007
Un Sahara occidental autonome et partie intégrante du Maroc, "seule solution rationnelle" selon une "THINK TANK" américaine
Une région du Sahara autonome et partie intégrante du Maroc "reste la seule solution rationnelle" à la question du Sahara, mais aussi "la plus sûre" du point de vue de la géopolitique internationale, estime l'Institut américain de recherche de politique étrangère (Foreign Policy Research Institute).
"Pour combien de temps encore l'Algérie, toujours sous la menace des islamistes et ne bénéficiant plus du soutien politique de l'ancien bloc soviétique et du Mouvement des non-alignés, restera-t-elle guidée par ses visées irréalistes dans la région, tel que l'accès à l'océan Atlantique, au détriment de sa sécurité nationale qui exige la coopération avec son voisin, le Maroc", s'interroge le Foreign Policy Research Institute (FPRI), dans une récente étude sur le conflit du Sahara.
La persistance du conflit du Sahara sur l'agenda international, relève l'étude, constitue une séquelle de la guerre froide, sur fond de calculs hégémonistes de l'Algérie, notant toutefois qu'une étroite coopération entre Alger et Rabat, pour faire face à la menace terroriste, serait clairement dans l'intérêt des deux pays.
Pour Michael Radu, l'auteur de cette étude, la question du Sahara occidental et le Polisario, lui même, "affaibli par des dissensions internes, sont les séquelles d'une ère révolue qu'il convient d'enterrer", ajoutant que pour les Etats Unis de l'après 11 septembre, la menace d'un autre bourbier jihadiste en Afrique, en plus du Sahel et de la Somalie, est "suffisamment sérieuse pour justifier les pressions de Washington en faveur d'un règlement durable de la question du Sahara".
"Une entité indépendante et vulnérable, dans un environnement dangereux, serait un théâtre idéal pour les islamistes afin d'établir leurs bases au Sahel, constituant ainsi une menace supplémentaire pour l'ensemble de la région", ajoute l'étude. Une telle éventualité équivaudrait à la création "d'une autre Somalie à l'extrême ouest du Sahara", met en garde l'auteur de l'étude.
Michael Radu relève, d'autre part, le siège imposé aux populations des camps de Tindouf par le Polisario et la sécurité militaire algérienne, rappelant que le mouvement séparatiste est dirigé depuis 1978 par une même personne, le dénommé Mohamed Abdelaziz et comparant la pseudo "RASD" à un "village de Potemkine".
L'étude critique également les restrictions imposées par le Polisario à l'accès des étrangers aux camps, y compris le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi que le manque de transparence dans la distribution de l'aide humanitaire, sur fond de corruption rampante parmi les dirigeants des séparatistes.
Le fait que l'Algérie soit l'instigatrice de toutes les opérations menées par le Polisario, aussi bien à l'intérieur des camps de Tindouf comme à l'étranger, met en doute la capacité et la volonté des séparatistes à diriger un Etat sans l'ingérence d'Alger, souligne l'étude.
Parallèlement, le texte met en exergue l'unanimité nationale dont fait l'objet la question du Sahara au sein de toutes les composantes de la société marocaine, y compris les partis de l'opposition.
L'auteur de l'étude note, par ailleurs, que la décision de la défunte Organisation de l'Unité Africaine (OUA) d'accepter en son sein la pseudo "RASD" a été prise sous l'influence des "Etats radicaux", faisant remarquer que depuis la chute du mur de Berlin le nombre de pays reconnaissant la "RASD" s'est sérieusement effrité, passant de 79 à 36 pays.
Et de conclure que le Polisario et le conflit du Sahara sont manifestement les séquelles d'idéologies passéistes qui "vont à contre courant du bon sens et des réalités économiques et sécuritaires ".
Sources : le site politique du Sahara occidental :
www.corcas.com
Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
www.sahara-online.net
Le site de la culture hassani :
www.sahara-culture.com
Le site des villes du Sahara occidental :
www.sahara-villes.com
Le site du développement économique du Sahara occidental :
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01 août 2007
Sahara occidental: Engagement royal en faveur de la paix, l’autodétermination et la démocratie
Dans son allocution du trône qui correspond en quelques sorte à un discours sur l’état de la Nation le roi Mohammed VI a longuement évoqué le dossier du Sahara et le processus actuel en cours à Manhasset avec le Polisario.
Il ressort de ce discours explicite, franc et particulièrement revendicateur d’un engagement citoyen en faveur de la démocratie et la réforme, deux point essentielle qui sont d’ailleurs organiquement lié : l’engagement en faveur du règlement du dossier du Sahara occidental et en faveur de la poursuite des réformes qui renforceront la construction démocratique.
Restons dans le premier point qui est à mon sens l’un des points d’aboutissement de l’ensemble de la réforme qui s’est accélérée avec l’avènement de Mohammed VI.
Sur le Sahara le Souverain a réaffirmé le cadre dans le quel sont entrain d’être menées les négociations, du moins du point de vue marocain, à savoir le strict respect de la légalité internationale, la conformité avec les décisions onusiennes et la légitime défense de la position marocaine unanimement partagé par le citoyen-roi et l’ensemble des autres citoyens dont la majorité écrasante des Sahraouis, cette position est la défense de l’intégrité territoriale du Maroc. L’autre aspect est que la négociation doit se faire sur la proposition marocaine d’autonomie.
En la matière il ne s’agit ni de soumettre le Polisario à des conditions préalables ni limité les perspectives de négociation. Négocier sans conditions préalables ne veut pas dire abandonner ses convictions, mais manifester la souplesse nécessaire pour faire avancer la cause de la paix.
Pour la discussion sur le plan d’autonomie, c’est l’ONU et le bon sens qui le dise. Après le premier round de dégel, il faut bien entrer dans le vif du sujet et en la matière seul ce plan d’autonomie constitue la matière de base à des négociations concrètes.
Alors le roi n’a fait dans son discours que réaffirmer l’engagement sérieux et très fort du Maroc en faveur des valeurs de justice, liberté et paix.
Sources : le site politique du Sahara occidental : www.corcas.com
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13 juillet 2007
Sahara occidental : autonomie, le cadre adapté pour les négociations
La première étape de négociation qui a eu lieu les 18 et 19 juin dernier à Manhasset était une session de dégel. Les protagonistes de ce dossier ne se sont pas rencontrés, même par émissaires interposés, depuis plus d’une décennie et le dossier était dans une impasse qui a rendu sa solution encore plus compliquée. Alors pour permettre à la nouvelle occasion qui se présente d’être sereine il fallait donc cette session d’une sorte de conjuration du sort contre le ratage des rendez-vous.
Mais maintenant que ce pas est effectué et qu’on a constaté que l’on peut se rencontrer et discuter sans que cela tourne cour, c’est quoi la suite des opérations ? Il est nécessaire de répondre à cette question pour que la prochaine échéance, en l’occurrence le second round de négociation entre le Maroc et le Polisario du 10 août prochain, ne soit pas sans objet.
Plus explicitement, il est important que l’ordre du jour de cette seconde rencontre de Manhasset soit clairement fixé. En réalité, il est fixé, mais il faut surtout que cela soit clair pour l’ensemble des protagonistes.
Ces négociations ont lieu sur la base de la résolution 1754 voté par le Conseil de sécurité des Nations Unies, en avril dernier. Et cette résolution a apporté trois éléments importants qui sont le socle et le cadre des discussions de Manhasset.
Le premier de ces éléments est l’affirmation de l’importance du document mis sur la table par le Royaume du Maroc, à savoir son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie du Sahara occidental.
Le second élément est l’appel à une négociation sans condition autre que la prise en compte des développements des derniers mois. Là encore on revient à l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour le Sahara occidental.
Le troisième élément est l’entérinement et la clarification du fait que les documents et les pistes prospectées par le passé, entre autre le plan Baker II, rejeté par le Maroc, comme le plan Baker I, rejeté par le Polisario et Alger, sont définitivement écartés par les Nations Unies, en faveur d’une solution politique négociée, mutuellement acceptée et aboutissant à l’autodétermination des Sahraouis.
Après avoir écarté le referendum fondé sur le processus d’identification pour son impossibilité technique et politique, tel que l’a reconnu l’un des rapports du précédent secrétaire général Kofi Annan, l’ONU montre donc le chemin et la seule voie possible pour la solution définitive du dossier et surtout pour sortir les populations confinées dans les camps de Tindouf de leur impasse : la présentation de la proposition marocaine sur l’autonomie comme base sérieuse de la négociation de Manhasset.
Le rapport présenté par le secrétaire général M Ban Ki-moon au Conseil de sécurité pour rendre compte des résultats du premier round de négociation, va dans ce sens là. Même si la levée de bouclier de la part d’Alger et de la direction du Polisario a fait « adoucir » ce ton franc et clair, employé par le document. Dans ce rapport le SG des NU, propose aux parties de la négociation d’entamer les débats sur le plan marocain d’autonomie.
C’est la seule voie possible pour que les discussions ne soient pas une manœuvre diplomatique stérile et sans objet. C’est aussi la seule voie de la sagesse et la seule solution possible à une crise qui n’a que trop durée.
Ni les slogans sur la « colonisation marocaine », la RASD (République arabe sahraoui démocratique, entité autoproclamée illégalement, que ne reconnaît pas la communauté internationale), pas plus que la propagande sur l’intifada sahraouie ou les territoires soit disant libérés ne sont producteurs de sens ou de solution à même d’alléger les souffrances des populations se trouvant dans les camps de Tindouf. Et rien de cela ne peut convaincre cette majorité écrasante du peuple du Sahara occidental qui est favorable à l’intégrité territoriale de son pays le Maroc.
C’est donc le débat sur la formule de l’autonomie qui devrait constituer l’essentiel de l’ordre du jour du second round des négociations de Manhasset.
La contribution des représentants de la majorité écrasante des Sahraouis, en l’occurrence le président du Corcas (Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes : www.corcas.com ), ne manquerait pas de contribuer à la pédagogie nécessaire à faire avancer le débat et la compréhension du caractère historique de cette occasion offerte à la résolution d’un dossier qui n’a que trop attendu une solution.
Sources : le site politique du Sahara occidental : www.corcas.com
Le portail du Sahara occidental : www.sahara-online.net
Le site de la culture hassanie : www.sahara-culture.com
28 juin 2007
Sahara occidental : les raisons du succès du premier round de négociations
La première réunion de Manhasset avait essentiellement, comme objectif de briser la glace et de permettre aux protagonistes du dossier du Sahara occidental de reprendre un dialogue interrompu depuis de longues années.
Cette rencontre a été concluante à plusieurs égards. Le plus apparent et le plus saillant est que le dialogue a été effectivement renoué. Le principal objectif est atteint dans la mesure où c’est la première fois que les protagonistes du dossier du Sahara occidental vont jusqu’au bout de la réunion directe sans clash, ni rupture et plus encore, conviennent entre eux d’une prochaine rencontre, celle prévue pour la deuxième semaine du mois d’août.
Ce franc succès n’est pas du au hasard. Il a été préparé et garanti par la souplesse et la volonté affirmée, dont a fait preuve le Royaume du Maroc, de sortir cette partie de la population sahraouie qui se trouve dans les camps de Tindouf, de l’impasse qui dure depuis plus de 30 ans.
Et cette volonté s’est manifesté à travers le plan d’autonomie que les Sahraouis, en tout cas plus des deux tiers d’entre eux qui sont favorable à l’intégrité territoriale de leur pays le Maroc, ont préparé à travers leurs représentants au Corcas (voir : www.corcas.com ).
Le second résultat positif et, c’est probablement le plus important pour la suite des opérations, c’est la clarification qu’apporte la participation des représentants des Sahraouis souverainistes, en l’occurrence les Sahraouis favorables à l’intégrité de leur pays le Royaume du Maroc, à la négociation.
Cette participation lève une partie de l’ambiguïté qui recouvrait le dossier du Sahara occidental et qui est, en réalité à l’origine des grandes difficultés que rencontre la recherche de solution. Le décor planté pour matérialiser le problème était quelque peu réducteur.
Les protagonistes de ce dossier ne sont pas simplement le Maroc en tant qu’Etat et le Polisario en tant que représentant des Sahraouis. Cela ne traduit aucunement la réalité. D’abord sur la question de la représentativité le Polisario et surtout sa direction est très loin de représenter la volonté des populations du Sahara occidental, puisqu’il y a d’autres représentants qui non seulement expriment la volonté des Sahraouis, mais traduisent en termes ultra majoritaires au sein de la population, une volonté d’attachement au Maroc.
Cette partie qui est quand même essentielle, était tout simplement absente, alors qu’elle criarde, dans le paysage. On n’entendait que ceux qui criaient le plus fort. On la noyait dans le tout dont elle fait partie, à savoir le Maroc qui défend son intégrité territoriale.
Pourtant, la situation est beaucoup plus nette quand on connaît et on fait connaître, à ceux que le dossier intéresse, que dans les Sahraouis ne sont pas représenté que par la direction de Mohamed Abdelaziz, avec son langage et son attitude figé à une époque désormais révolue.
Ces Sahraouis se reconnaissent, même, et dans leur majorité écrasante, dans un discours complètement opposé à l’option de l’indépendance du Sahara occidental, que prêche depuis des lustres pour des raisons purement idéologique inhérentes à la défunte bipolarisation du monde, une organisation politico militaire.
Recevoir à la table de discussion les protagonistes, tous les véritables protagonistes de ce dossier a tout de suite ouvert des perspectives nouvelles et très positives à la recherche de solution.
Cela a précisé aussi un peu mieux la problématique. Ce n’est pas une affaire de décolonisation, ni d’occupation. Ce n’est pas non plus une crise qui a des bases économiques ou des enjeux de richesse. C’est tout simplement l’affaire d’un pays, en l’occurrence le Maroc, qui selon un processus établit depuis des décennies, a récupéré une partie de son territoire, après accord avec l’autorité coloniale de l’époque, l’Espagne. Après ce processus mené jusqu’au bout, mené jusqu’au bout, un problème d’ordre politique inhérente au protagonisme entre l’est et l’ouest, est survenu et a petit à petit pris de l’ampleur.
C’est donc la clarification et la gestion transparente du dossier qui ont permis d’assurer une certaine réussite au premier round de négociation de Manhasset. Cette démarche doit être d’autant plus maintenue, que la prochaine rencontre verra débuter les discussions sur le fond du dossier.
26 juin 2007
Sahara occidental : les résultats positifs de la rencontre de Manhasset
La rencontre de Manhasset suscite un constat unanime de satisfaction, abstraction faite des résultats ou plutôt malgré le scepticisme quant à un aboutissement immédiat à une solution pour le dossier du Sahara occidental.
La rencontre on la doit à la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui a appelé les parties à négocier sans préalables. Et cette résolution a été rendue possible dans une très grande mesure par le plan marocain d’autonomie, dont le projet a été formulé après la mise en place du Corcas par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. C’est donc à la redynamisation par le Maroc de ce dossier, que l’on doit en faite la relance du dossier du Sahara occidental.
Paradoxe ultime, puisque les autres parties concernées, Le Polisario et Alger semblaient pendant toutes ces années se satisfaire de la situation du statut quo, voir même de l’impasse dans la quelle s’est enlisé le dossier, se limitant à un répétitif jargon de circonstance sur le « colonialisme marocain », des activités virtuelles d’une Rasd (République arabe sahraoui démocratique) qui l’est tout autant.
Et tout cela s’est poursuivi pendant plus de 30 ans grâce à une aide internationale qui en grande partie, sert à donner à la direction du Front Polisario les moyens de maintenir l’impasse dans la quelle se trouvent les populations des camps de Tindouf.
En quelque sorte ce sont ceux qui payent qui ont envie que cela se termine. Le Royaume du Maroc paye sur deux plans. Une partie de sa population sahraouie, moins du 1/3 certes, mais c’est ce 1/3 de trop, est coincé dans le no man’s land dans un dénuement total et des souffrances très grande dans une région des plus hostiles du Sahel.
Le Royaume paye aussi en terme de défense de son intégrité territoriale à travers les forces de sécurité et de défense alignées aux frontières sud. Mais ce n’est pas ce coût qui fera faire des concessions sur le principe essentiel de son intégrité territoriale, au Maroc.
La communauté internationale, elle aussi, paye le prix fort et improductif, dans un dossier stérile, un argent que la collectivité internationale aurait pu plus utilement utiliser dans des régions dans un monde aux tragédies nombreuses.
Les populations sahraouies des camps de Tindouf veulent rentrer chez elles au Sahara occidental. C’est, en réalité cela qui est le plus d’actualité et qui fonde, aussi l’urgence d’un règlement.
Car, si ce dossier du Sahara occidental est dans l’impasse, c’est au fait par rapport aux conditions de vie des populations des camps, à l’épuisement de toutes les promesses que faisait miroiter la direction du Polisario, qui est inchangée depuis plus de 30 ans.
Ces promesses qui sont aujourd’hui au mieux dans les livres d’histoire et dans le pire des cas dans les oubliettes de la même histoire, ont pour nom la République arabe sahraoui et démocratique, RASD, ou la série de confusions qui ont contribué à mettre en panne pendant longtemps l’action en faveur du règlement politique concerté, tel que l’idée jusqu’au-boutiste de l’indépendance ou rien, par exemple.
L’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara occidental a la vertu de permettre de relancer la machine diplomatique de la négociation en répondant ou plutôt en dépassant tout en respectant les principes fondateurs de la légalité internationale, ces entraves.
Le premier des résultats de l’initiative marocaine est la résolution 1754, du Conseil de sécurité. Et le premier bénéfice est cette occasion offerte à la discussion et à l’échange de points de vue entre Sahraouis favorables à l’intégrité de leur pays le Maroc, représentés par le Corcas (voir : www.corcas.com ) et leurs concitoyens de la direction du Polisario, dans le cadre de la négociation que le Royaume du Maroc et le Front, ainsi que les deux pays limitrophes et néanmoins concernés, l’Algérie et la Mauritanie ont entrepris pendant deux jours à Manhasset.
La réunion des 18 et 19 juin a été positive, même si pendant les semaines qui l’ont précédé la machine de propagande ne s’est pas arrêtée. La direction du Polisario a tenté d’exploiter les incidents qui ont eu lieu dans certaines université en parlant d’ « Intifada sahraoui », en mettant en avant comme étant des étudiant sahraouis en soulèvement les quelques activistes que le Polisario compte au Maroc.
Ni la contestation de la participation des authentiques représentants des Sahraouis, ni la faible agitation des rares activistes professionnels du Polisario n’ont pu mettre en échec l’application de la résolution du Conseil de sécurité. Et les protagonistes du dossier du Sahara occidental se sont donc retrouvés pour négocier à New York.
Cette rencontre sur l’échec de laquelle certains pariaient beaucoup a été un succès. La preuve de cette réussite est le fait que cette réunion a été menée jusqu’au bout, mais, aussi au fait que les participants se sont donné rendez-vous pour le mois d’août prochain.
Ce prochain rendez-vous est la preuve que l’appétit venant an mangeant, la culture de la discussion et du dialogue elle aussi, se construit avec le temps. Donc plus on se rencontrera, plus les conditions du dialogue et de la négociation s’amélioreront. C’est la stratégie qui semble mise en application à propos du dossier du Sahara occidental et c’est tant mieux.
Mais cette dynamique des retrouvailles et de l’initiation au dialogue, en particulier pour la direction du Polisario, doit s’accompagner d’effort imaginatif pour permettre une progression sur les solutions et le règlement de l’affaire. En la matière, le débat sur le plan d’autonomie marocain doit être entamé.
25 juin 2007
Sahara occidental : la rencontre de Manhasset suscite une vague d’espoir
Le Polisario a exprimé, par la voix du chef de ses négociateurs Mahfoud Ali Beïba, sa volonté de «transcender les affres de 32 ans de conflit», partageant l’espoir du Royaume de tourner la page définitivement.
Il est vrai que le premier round des négociations engagées à Manhasset n’a pas fait bouger les lignes, mais les parties au conflit ont le même espoir qu’à travers les discussions, les négociations pourront avancer. «Il convient de s’armer de persévérance, de patience et de créativité» pour faire aboutir ces négociations, a récemment exhorté le chef des négociateurs du Polisario, Mahfoud Ali Beïba, réitérant la volonté de sa délégation d’aborder avec le même esprit le deuxième round des négociations, prévu dans la deuxième moitié du mois d’août à New York.
Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, qui se trouvait le 19 juin à Mheiriz, une localité marocaine située dans la zone tampon, dite « zone libéré », pour commémorer «le 37ème anniversaire du soulèvement populaire contre l’occupant espagnol», a laissé tomber son «défilé militaire» pour faire sa «profession de foi» pacifiste. Lors de sa randonnée à Mheiriz, et alors que le premier round des négociations tirait à sa fin, il a fait un discours dans lequel il a exprimé «la bonne foi» du Polisario pour aider à trouver au conflit «une solution politique mutuellement acceptable». Cette déclaration, qui préfigure déjà un changement de ton de la part de la direction du Polisario, fait écho à la politique de « la main tendue» que pratique le Royaume du Maroc, qui fonde de réels espoirs sur les négociations pour trouver une porte de sortie à la crise qui déchire « les frères ennemis». «Nous avons bon espoir qu’à travers les discussions qui ont déjà eu lieu cela fasse réfléchir et qu’à travers celles qui vont avoir lieu, l’autre partie (le Polisario) puisse mesurer tout l’effort qui est fait et saisir cette opportunité pour mettre fin aux souffrances d’une partie de la population sahraouie», a-t-il incité. Même tonalité relevée chez le principal des associations sahraouies, y compris chez les activistes pro-séparatistes résidant dans les provinces sahariennes. Ainsi, le Collectif des défenseurs sahraouis (Codesa) a publié récemment un communiqué dans lequel il s’est félicité de la tenue du premier round de négociations, formulant son vœu que le processus engagé à Manhasset puisse aboutir à un règlement définitif du conflit autour des provinces sahariennes. Les associations unionistes se déclarent pour leur part satisfaites.
Dans un récent communiqué, l’association sahraouie «Arraï», basée à Dakhla, enregistre «avec satisfaction les résultats (des négociations de Manhasset) considérés comme positifs pour la population des provinces du sud fortement attachée à la marocanité du Sahara». «Ces négociations directes que le Maroc a toujours appelées de ses vœux visent à trouver une solution consensuelle entre les deux parties », a-t-elle relevé, se félicitant par la même occasion de la présence de Sahraouis parmi la délégation marocaine à ces négociations. «Cette présence prouve que le monde entier a pris conscience que le Polisario n’est pas le représentant unique et exclusif des Sahraouis», a-t-elle précisé.
De l’autre côté de la rive, les réactions sont tout aussi positives. L’Association des tribus sahraouies en Europe a affirmé que «tous les Marocains originaires du sud sont optimistes et espèrent qu’une issue politique soit trouvée au conflit du Sahara», ajoutant que «les tribus sahraouies ont formulé le souhait que toutes les familles puissent se retrouver et préparer dans la paix et la sérénité l’avenir de leurs enfants et participer au développement de leurs provinces».
Voir aussi : www.corcas.com
www.sahara-online.net
22 juin 2007
Le Polisario appelé à saisir l’opportunité de l’offre d’autonomie
Après le premier round de négociations à Manhasset, la balle se trouve dans le camp du Polisario, appelé à saisir l’opportunité qu’offre le Royaume du Maroc pour tourner la page du conflit.
Serait-ce le début du « dégel » du conflit autour du Sahara occidental ? Le premier round de négociations, qui s’est déroulé les 18 et 19 juin à Manhasset, en banlieue new-yorkaise, a au moins le mérite d’avoir mis autour d’une même table les parties au conflit : le Maroc et le Polisario. Que faut-il retenir de cette «prise de contact», initiée par l’ONU, conformément à la résolution 1754 du Conseil de sécurité ? Au-delà de l’objectif initial qui lui a été assigné, -«briser la glace»-, cette rencontre, qui est la première depuis celle de Houston, a donné naissance à une réalisation majeure : l’accord des deux parties de se rencontrer, et de se parler une nouvelle fois, à New York, pendant le mois d’août prochain. C’est ce qui a poussé le président du Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur belge Johan Verbeke, à se déclarer «confiant» que le processus de négociations entamées à Manhasset «mènera à une solution définitive de la question du Sahara». Plus qu’une simple «prise de contact », le premier round de négociations a permis à la délégation marocaine de réaliser une percée qui ne saurait laisser indifférent : le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas, voir : www.corcas.com ), représenté aux négociations par son président Khalli Henna Ould Errachid et son secrétaire général Maouelainine Maouelainine Ben Khellihenna, a réussi à imposer sa légitimité au Polisario. La délégation du Polisario, présidée par Mahfoud Ali Beib, président du parlement de la Rasd(République arabe sahraoui démocratique, entité autoproclamé qu’aucune instance internationale ne reconnaît), a eu face à elle un représentant de plus des deux tiers des Sahraouis, ceux-là mêmes dont le Polisario prétendait être «le représentant légitime et exclusif». «C’est un bonheur pour moi que d’exposer directement les vues d’une majorité à laquelle l’occasion a été rarement donnée d’exprimer librement ce qu’elle pense, et de faire entendre sa voix au sein des Nations unies et auprès de la communauté internationale», s’est réjoui Khalli Henna Ould Errachid, à l’ouverture du premier round des négociations. Lors de ce round, il y a eu, d’une part, le représentant d’une majorité sahraouie, le Corcas, et de l’autre, le Polisario, qui ne devrait représenter pratiquement que le tiers des Sahraouis. Le chemin du deuxième round qui s’annonce est ainsi balisé : ce sera un débat entre une majorité unioniste et une minorité séparatiste. Autre percée à mettre à l’actif de la délégation marocaine, présidée par le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, c’est qu’elle a réussi à imposer sur la table «l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara» comme base principale de discussion, ce qui revient à balayer d’un revers de main la thèse éculée de «l’indépendance». «Les options qui s’offrent à nous sont peu nombreuses : la première (l’offre marocaine d’autonomie) consiste à choisir une solution possible, réaliste et appropriée (…) La deuxième option (proposition du Polisario) est négative et nihiliste. Nul ne s’en réjouit, et elle n’arrange l’intérêt de personne. Au contraire, elle est porteuse de malheurs pour notre région, et ne peut qu’attiser la division et les souffrances pour nos populations», a martelé le président du Corcas. Revenant sur les deux journées de négociations à Manhasset, le ministre Benmoussa a, pour sa part, relevé que la proposition marocaine «se fonde sur une approche de compromis qui garantit l’autodétermination et garantit également la gestion locale aux plans politique, économique et social par la population de la région», appelant l’autre partie à mesurer «l’opportunité historique actuelle» en vue de résoudre définitivement la question du Sahara. Une issue tournée vers l’avenir à un conflit hérité de la guerre froide.
Voir aussi: www.sahara-online.net
21 juin 2007
Sahara occidental : Le Corcas a imposé sa pleine légitimité au Polisario à New York
L’implication très forte du Corcas durant les débats fait dire à son président que, dans ce dossier, nous sommes à un tournant dont les plaques de signalisation ne sont pas encore posées.
Il est incontestable que le Corcas (voir : www.corcas.com ou www.sahara-online.net ) est le gagnant du premier round des négociations entre le Polisario et le Maroc sur le projet d’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara occidental. Khelli Henna Ould Errachid, lors de la conférence de presse tenue, au soir du mardi 19 juin 2007, au siège de la mission marocaine des Nations Unies à New York, était à la fois heureux et fier d’avoir porté — avec son secrétaire général, Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna —, la voix, légitimiste et unioniste, du Conseil des Sahraouis contre le séparatisme prêché par la direction du Polisario. Le moment était grave. Les propos lourds de sens. Mais, personne n’était là pour donner à ce compte-rendu officiel un sens dénué de crédibilité. C’est vrai que les négociations étaient difficiles. C’est vrai qu’une crise de 32 ans ne peut être dénouée en 48 heures. Il est vrai aussi que l’ombre de l’Algérie, l’interlocuteur réel, mais caché, de ces négociations planait sur les échanges au point que le circuit sinueux de la validation des propos pouvait prendre parfois pour certains négociateurs séparatistes captifs des chemins assez originaux, voire biscornus.
Ce premier round était-il une réussite ou un échec ? «Cela dépend des objectifs assignés au départ», répond le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa. «Le contact est pris, on continuera les discussions au mois d’août. Sous cet angle le processus est lancé, et il continue.» Quatre parties se sont réunies, sous l’égide des Nations Unies; le Maroc et le Polisario d’un côté, la Mauritanie et l’Algérie de l’autre — et elles ont décidé de se revoir. Il n’y a là rien de négatif, selon la délégation marocaine, sachant que ce n’est pas la revendication traditionnelle, et à présent décalée, du Polisario — à savoir une autodétermination qui conduit automatiquement à une indépendance —, qui est en débat, mais bel et bien l’offre marocaine d’autonomie. Sur la base de la position classique du Polisario, il n’y aurait pas eu la résolution 1754 des Nations Unies, ni d’ailleurs les discussions de Manhasset. Les choses sont, désormais, claires pour tout le monde.
L’implication très forte du Corcas durant les débats fait dire au président de cette instance représentative, qui connaît son monde, — et c’est peut-être le fait qui a le plus déstabilisé les Ali Mahfoud Beibe président du parlement de la Rasd (République arabe sahraoui démocratique, entité que ne reconnaît personne), Ahmed Boukhari et les représentants de la direction du front Polisario — que dans ce dossier, nous sommes à un tournant dont les plaques de signalisation ne sont pas encore posées. L’image est peut-être facile, mais elle indique certainement à l’adresse des parrains du processus que pour parler une langue commune, celle de la paix, il faut nécessairement partager la même grammaire. La culture du consensus et de la solution pacifique des conflits ne s’accommodant guère des pétitions de principe d’autant plus éculés que contreproductifs. Ceci étant, personne ne peut, encore, mettre sous le boisseau la population séquestrée à Tindouf. La lumière de la paix brille aussi pour elle et il n’est plus possible de continuer à la réduire au silence. Le message qu’elle a reçu de New York est très fort et il implique de nouvelles responsabilités pour ceux qui veulent contre le bon sens la représenter abusivement d’une manière exclusive. Une réalité nouvelle est née. Les deux jours de négociations et d’échange, directement entre des Sahraouis, sans exclusive, produiront à l’évidence des effets et généreront des demandes, également, nouvelles dans les camps. «Le Maroc est une nation forte dont les positions au sujet de son intégrité territoriale sont opposables à tous. Le Corcas est dans le jeu du fait de la légitimité supérieure qui le fonde. Le Polisario a participé en tant que Polisario. Pas plus. Il est réduit désormais à son histoire propre, à ses alliances et à sa simple expression.», martèle Khelli Henna Ould Errachid dans la lancée de deux jours de discussions entre frères — comme il le répète à chaque fois.
• DNES à New York
Khalil Hachimi Idrissi
Aujourd'hui le Maroc 21/06/2007
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Opportunité
La délégation marocaine aux négociations de Manhasset a réitéré, mardi soir, l'importance pour l'autre partie de mesurer «l'opportunité historique actuelle» en vue de résoudre définitivement la question du Sahara, rappelant que l'Initiative marocaine exposée lors de ce premier round «constitue la meilleure garantie et la meilleure forme de réconciliation qui puisse être présentée aux populations de la région». «Nous avons bon espoir qu'à travers les discussions qui ont déjà eu lieu que cela fasse réfléchir et qu'à travers celles qui vont avoir lieu début août, l'autre partie puisse mesurer tout l'effort qui est fait et saisir cette opportunité historique pour mettre fin aux souffrances d'une partie de la population sahraouie», a souligné le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa lors d'une conférence de presse à laquelle ont également pris part MM. Fassi Fihri, El Himma, Ould Errachid, Mansouri et Sahel.
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